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  Agadir
 
Agadir (qui signifie « grenier collectif fortifié » en tachelhit (berbère) (tifinagh: Image:agadir amazigh.jpg, arabe: أڭادير) est une ville du sud-ouest marocain, située sur la côte Atlantique à 508 km au sud de Casablanca et à 235 km à l'ouest de Marrakech, dans la région du Souss. Agadir est préfecture de la région administrative Souss-Massa-Draa.

Présentation de la ville

La ville compte environ 700 000 habitants (Gadiris en français, Gougadir/Oultougadir en tachelhit, Gadiri/Gadiria en arabe), et l'agglomération, avec les villes voisines, Inezgane et Aït Melloul, 850 000 habitants. D'après le recensement de 2004, Agadir comptait cette année-là 678 596 habitants. C'est l'un des principaux centres urbains du Maroc, cinquième ville du pays après Casablanca, Rabat, Fes et Marrakech. La densité de population est assez forte. Trois langues sont pratiquées dans la ville : l'arabe; le tachelhit (ou berbère) par les Imazighen (Berbères Chleuhs ou Icelḥiyen) ; et le français.

Ravagée par un tremblement de terre en 1960, la ville a été entièrement reconstruite. C'est aujourd'hui l'une des plus grandes stations balnéaires du Maroc où les touristes viennent nombreux, attirés par un climat exceptionnellement doux tout au long de l'année.

Les quartiers d'Agadir

Le centre-ville

Vaste et dynamique, constitué des boulevards Mohammed V et Hassan II, de la Vallée des Oiseaux, les avenues du Général Kettani, Mohammed VI, Moulay Abdellah et Mokhtar Soussi ainsi que de la grande avenue des F.A.R (Forces Armées Royales). En font également partie la Place Salam, la Place de l'Espérance et la mosquée Loubnane, ainsi que la Place des Deux Fontaines qui mène au grand théâtre de verdure de la municipalité.

Le bord de mer
La plage d'Agadir
La plage d'Agadir

Animé et dynamique, le bord de mer d'Agadir est constitué du boulevard du 20 août, de l'avenue Tawada, du boulevard de la Corniche et de l'avenue de l'oued Souss. Le bord de mer et son quartier touristique comptent de nombreux restaurants, hôtels et cafés modernes. Plusieurs quartiers résidentiels longent également la plage. Des projets d'aménagement de la corniche sont en cours de réalisation.

La plage de sable fin fait plus de 10 km de long.

Nouveau Talborjt

Ce quartier porte le nom de l'ancien quartier de Talborjt (La Petite Tour en tachelhit). Très animé, le Nouveau Talborjt, reconstruit loin de l'Ancien Talborjt, a pour principale artère le boulevard Mohammed Cheikh Saâdi, qui porte le nom du vainqueur des Portugais en 1541. Les autres grandes avenues sont l'avenue du président Kennedy et du 29 février. On y trouve aussi la mosquée Mohammed V, le jardin d'Olhao (ville côtière située dans le sud du Portugal, avec laquelle Agadir est jumelée) et son musée mémorial, et le jardin Ibn Zaydoun. Quelques bons hôtels et restaurants ont été aménagés dans les principales artères.

Quartiers résidentiels

Nombreuses villas proches de l'avenue des F.A.R (Forces Armées Royales). De nombreux Gadiris aisés habitent ce quartier. Plusieurs hectares de verdure entourent ces quartiers résidentiels dont les principales artères sont l'avenue Mokhtar Soussi, l'avenue du Caire et des Nations unies. Les principaux quartiers sont la Cité Suisse, qui s'étend sur plusieurs hectares et abrite l'hôpital Hassan II et le consulat de France, le quartier Secteur Mixte qui abrite le consulat d'Espagne, le quartier Founti (SONABA) abritant de belles villas proches de la plage et du quartier touristique, et au-delà le quartier résidentiel Illigh. Belle vue sur la plage à 2 km. Un peu a l'est de ces quartiers, en allant vers l'aéroport, il y a encore la cité Dakhla où ont été bâties des villas s'inspirant de l'art marocco-andalou et, près de la faculté Ibnou Zohr, des immeubles modernes en verre.

Les ports
Le port de pêche vu depuis la Casbah
Le port de pêche vu depuis la Casbah

Port de pêche, port de commerce et port de plaisance en cours d'achèvement, doté d'une marina. L'avenue du Port, qui est sa principale artère, est entourée d'usines de conserve et compte quelques restaurants de sardines. Le port, très moderne, attire également les touristes. Son marché aux poissons près de l'avenue du Port est réputé.

La Casbah, Agadir Oufella
La Casbah d'Agadir (Dénommée Agadir Oufella en tachelhit, c'est-à-dire Agadir-d'en-Haut) vue depuis la plage (inscriptions:Dieu, la Patrie, le Roi)
La Casbah d'Agadir (Dénommée Agadir Oufella en tachelhit, c'est-à-dire Agadir-d'en-Haut) vue depuis la plage (inscriptions:Dieu, la Patrie, le Roi)
Murs d'enceinte d'Agadir Oufella
Murs d'enceinte d'Agadir Oufella

La Casbah, élevée en 1572, était, avec Founti qui s'étendait à son pied devant la mer, le plus vieux quartier d'Agadir, authentique forteresse aux petites rues sinueuses et animées, surgie du XVIe siècle. De la fière forteresse, il ne reste plus aujourd'hui qu'une longue muraille restaurée à l'identique, après le tremblement de terre; l'intérieur n'est plus qu'un terrain inconstructible. Mais la vue demeure exceptionnelle sur la baie d'Agadir. Un petit café construit contre la muraille qui attirait les promeneurs et les touristes est maintenant désaffecté (donc prévoir sa bouteille d'eau quand on y monte à pied).

L'ancien Talborjt

Dominant le front de mer et l'oued Tildi, cet ancien quartier était autrefois commerçant et animé. 90% des bâtiments y furent détruits ou gravement endommagés par le tremblement de terre. Rasé après le séisme, aujourd'hui couvert de végétation, il est désormais lui aussi inconstructible. La principale artère est la longue avenue El Moun s'étirant sur plus de 2 km; les auto-écoles y entraînent leurs élèves.

Médina

Construite en 1992, par l'artiste Coco Polizzi, à Ben Sergao, petit quartier résidentiel d'Agadir à 4,5 km du centre–ville, la médina est une sorte de petit musée traditionnel de plein air sur 5 hectares. Elle abrite des ateliers d'artisans, un musée, des résidences individuelles, un petit hôtel et un jardin exotique. L'entrée est payante.

L'abattoir (Hay Hassani)

L’un des quartiers les plus populaires; il est connu pour sa place des taxis et des bus. C'est un carrefour qui réunit le cœur de la ville et ses alentours.

Le Souk

C'est le grand marché. Il est entouré de remparts et dispose de plusieurs entrées. Il est organisé en différents secteurs: les meubles, les vêtements, les légumes, la boucherie, les épices... On peut y trouver des petites merveilles, dont toutes sortes de décorations traditionnelles...

Histoire

À l'époque médiévale, Agadir était un bourg de peu de notoriété, Agadir el-arba`[1], débouché sur la mer de la grande ville du Souss, Taroudant. En 1505, les Portugais, déjà installés sur les côtes marocaines, fondèrent un comptoir et une forteresse au pied de la colline devant la mer, Santa Cruz do Cabo de Aguer (Sainte Croix du cap Ghir), à l'emplacement du quartier aujourd'hui disparu de Founti.

Rapidement, les Portugais furent en butte à l'hostilité des tribus de la région. Dès 1530, ils étaient bloqués dans Santa Cruz. Le reflux portugais s'amorça quand le 12 mars 1541 le Chérif Saâdien Mohammed ech-Cheikh s'empara de la forteresse de Santa Cruz de Aguer. Six cents survivants portugais furent faits prisonniers, dont le gouverneur Guterre de Monroy et sa fille Dona Mecia. Les captifs furent rachetés par des religieux, venus spécialement du Portugal. Dona Mecia, dont le mari avait été tué lors de la bataille, devint l'épouse de Mohammed ech-Cheikh et mourut en couche, en 1544. La même année, Mohammed ech-Cheikh fit libérer le gouverneur Guterre de Monroy, qu'il avait pris en amitié[2].

Les positions portugaises acquises entre 1505 et 1520 allaient en régressant. Après la perte d'Agadir, les Portugais durent aussi abandonner Safi et Azemmour. Le Maroc commençait à avoir moins d'importance pour le Portugal qui se tournait désormais vers les Indes et le Brésil. Après 1550, les Portugais ne tinrent plus au Maroc que Mazagan, aujourd'hui El Jadida, Tanger et Ceuta.

En 1572, la Casbah fut construite au sommet de la colline par Moulay Abdallah el-Ghalib, successeur de Mohammed Ech-Cheikh.

Au XVIIe siècle, sous le règne de la dynastie berbère du Tazeroualt, Agadir devint un port d'une certaine importance, développant les échanges avec l'Europe.

Sous le règne du sultan Moulay Ismail (1645-1727) et de ses successeurs, les échanges avec la France régressèrent au profit des Anglais et des Hollandais. D'Agadir partaient notamment de la cire, du cuivre, des cuirs et des peaux[3]. En 1746, les Hollandais installèrent un comptoir au pied de la casbah, sous l'autorité du sultan. Au-dessus de la porte d'entrée de la Casbah, on peut encore voir une inscription hollandaise qui signifie : "Crains Dieu et honore ton roi".

Après une longue période de prospérité sous les règnes saadien et alaouite , Agadir déclina à partir de 1760, à cause de la prééminence accordée par le Sultan Alaouite Sidi Mohammed ben Abdallah (Mohammed III du Maroc), qui voulait châtier le Souss rebelle, au port concurrent d’Essaouira. Ce déclin dura un siècle et demi. En 1789, un voyageur européen fait une brève description d'Agadir: "C’est maintenant une ville déserte, il n’y a plus qu’un petit nombre de maison qui tombent en ruines".

En 1911, l'envoi d'une canonnière allemande dans son port provoqua le Coup d'Agadir (incident franco-allemand), occasion pour la France d'établir son protectorat sur le Maroc. La ville n'était alors qu'une modeste bourgade.

En 1913, la ville comptait moins de mille habitants. Après 1920, sous le protectorat français, un port moderne fut aménagé et la ville connut un premier essor.

Autour de 1930, Agadir fut une étape importante de l’Aéropostale où Saint-Exupéry et Mermoz faisaient escale.

Le quartier de Founti et la plage en 1930
Le quartier de Founti et la plage en 1930
Le quartier de Founti et le port en construction en 1930
Le quartier de Founti et le port en construction en 1930

Dans les années 1950, la ville, très dynamique, avec le développement de la pêche, des conserveries, de l'agriculture, de l'exploitation minière, commençait aussi à s'ouvrir au tourisme.

Le 29 février 1960, Agadir, qui comptait alors plus de 40 000 habitants, fut ravagée par un tremblement de terre de magnitude 5,7 sur l'échelle de Richter, qui fit plus de 15 000 morts[4].

Agadir après 1960

La ville actuelle a été reconstruite 2 km plus au sud. Elle est devenue une grande ville (678 596 habitants en 2004), un port important, le premier port sardinier au monde, et possède une plage célèbre s'étirant sur plus de 10 km. Son climat offre 300 jours de soleil par an et permet de se baigner en toutes saisons; l'hiver y est exceptionnellement doux et la chaleur de l'été jamais étouffante (la brume d'été n'y est d'ailleurs pas rare).

Premier pôle touristique (avec Marrakech) et premier port de pêche du Maroc, l’activité commerciale y est également en plein essor avec l’exportation d’agrumes et de légumes de la fertile vallée du Souss. Avec ses immeubles blancs, ses larges boulevards fleuris, ses hôtels modernes et ses cafés de style européen, Agadir n'est plus une ville typique du Maroc traditionnel, mais c'est une cité moderne, active et dynamique.

L'office du tourisme d'Agadir est adhérent de l'association Club des plus belles baies du monde.

Elle est desservie par l'Aéroport international d'Al Massira.

Climat

Le cumul annuel des précipitations à Agadir est de 250 mm. La période des pluies dure quelques mois, de novembre à mars. L'ensoleillement est de plus de 300 jours par an, mais le brouillard et la rosée ne sont pas rares. Les températures sont fortement influencées par le front alizé présent tout au long de l'année, et varient peu entre l'hiver et l'été. Les températures moyennes vont de 14°- 16°C en janvier, à 19°- 22°C en juillet. Cependant la région connait parfois des remontées d'air saharien qui peuvent exceptionnellement faire monter les températures au-dessus de 40°C (voir Climat du Maroc).

La plage d'Agadir
La plage d'Agadir
Agadir
mois J F M A M J Jt A S O N D
Température(°C) 14 15 17 17 19 20 22 22 22 21 18 14
Précipitations(mm) 46 43 30 25 3 0 0 0 3 25 53 61
 
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